jeudi, juin 11, 2009

Dans la catégorie des trucs que j'aime bien...

Y'a vraiment de ces matins où tu te lève en sachant très bien que tu vas passer une estie journée de marde. Mais vraiment très très de marde. Pire que la fois où j'ai manqué deux bus de suite sur la même ligne à 20 minutes d'intervale.

Cadran mal setté.

Retard à la job.

Stress et transactions de marde avec client chiant et sénile.

Me rendre compte que j'ai oublié mon portefeuille chez moi rendu à la caisse de l'épicerie (t'as l'air effroyablement brillant, ça a juste pas de sens).

Mais vraiment le bout du bout de la marde (attention, roulement de tambours, trompettes, ovations debout et danse de la pluie, ce genre de choses...) ;

Réaliser que ma tinque (hein?) à eau chaude a décidé de faire une kamikaze d'elle même en explosant dans mon sous-sol, déversant du même coup un joli 4 pouces d'eau à fuckin une heure du matin. J'sais pas si vous savez, mais t'as l'air vraiment simple quand tu remplis des chaudières d'eau sale à grand coup de pichets et d'absorption de serviette. Pi ça fait chier d'avoir à caller du monde pour avoir un lift jusqu'à Saint-Bruno pour aller chercher un shop-vac (parce qu'évidemment, le soir même vers minuit, le coloc a pogné une crevaison au coin de la rue en revenant à l'appart..!) à deux heures parce que les pichets ont leurs putain de limites.

Ouin....

Criss de journée de marde.

vendredi, mai 15, 2009

Cacophonie estivale

C'est vraiment intense dans ma cours.

Mon immeuble de trois étage forme un U géant avec celui d'à côté. Ma cours, c'est la moitié du U.

Je m'y installe souvent pour écrire, parce que les murs oranges de mon salon sont tout sauf inspirants, et surtout parce que ces temps-ci il fait trop beau pour s'enfermer à l'intérieur. De façon générale c'est assez tranquille, et je n'entend que le bruit du vent et des voitures qui passent en trombe sur la Sainte-Catherine. Une fois de temps en temps s'y mêle le bruit des parents Hochelaguien qui crient après leurs enfants alors que ceux-ci ne font que jouer, courrir...bref, être des enfants.

Mais là aujourd'hui, je sais pas si c'est parce qui fait vraiment beau, mais j'ai droit à du Mélanie Renaud qui braille du troisième, accompagné des vieux succès des Killers au deuxième, et du petit dernier de Beyonce. C'est, ma foi, assez spécial comme mélange, surtout courronné du Animal Collective que j'écoute dans le tapis, comme j'vais les voir ce soir.

Aujourd'hui c'est tout ça : le vent, les enfants aux parents bougons, les voitures, le mélange des goût musicaux mêlé aux odeurs de barbecues.

Je vous annonce officiellement qu'on est en été. Tans pis pour le mois de mai.

mardi, mai 12, 2009

Jean-Luc je t'aime

Cet homme m'avait manqué.

"On est pas au Kenya, s'pas un lion!" rugit-il.
Mon bout préféré c'est quand t'entends les gens derrière les caméras qui rient. Ça pue le professionnalisme et le sérieux, j'adore ça. Moi qui avais peur de perdre cette perle avec son départ de TQS, je suis ravie de voir que d'autres grands esprits ont su voir la profondeur de l'homme. Soulagement, bonheur et allégresse.

Qu'est-ce qu'on ferait-y pas pour les cotes d'écoute.

dimanche, mai 10, 2009

Hoola-Oups

...Quand tu fais du Hoola-Hoop, t'as l'air crissement simple (prononcer simp').

Cet après-midi j'suis allée au dollorama avec ma tante et ma mère, et comme d'habitude on s'est acheté tout plein de cossins à une piasse just for the kick of it, dont trois cerceaux aux couleurs fluos-rétros parce que ça ferait soit-disant fondre la taille.

Et oui les filles! Qui aurait cru que votre jeu d'enfance fétiche (pas trop loin derrière le saut à l'élastique et la fameuse "fraise") pourrait contribuer à vous donner cette taille de guêpe anorexique dont vous rêvez tant? Ok, c'est pas exactement glamour comme t'as un peu l'air en crise d'épilepsie à la verticale, mais c'est quand même follement drôle. Pis au piiiire, t'as juste à convaincre tes amies après 2-3 coupes de vins de l'essayer, et à défaut de réussir à en faire toi-même tu vas te faire des abdos d'la mort en les regardant tenter désespérément de prouver leur talent parce que tu ris trop de leurs tronches de carpe. Parce que non, tu peux juste pas être cute quand tu fais ça. C'est pas humain.

Enfin bref, je sais pas trop où j'm'en allais avec tout ça. P't'être que c'est l'image de mes cousins qui en font (où tentent désespérément de, sans succès) dans leur salon après le souper qui m'a trop marqué, ou le vin qui me rends un peu plus incohérante que d'habitude, ou bien encore le mélange du vin et du hoola-hoop qui nous a fait rire pour rien pendant un bout, d'un rire qui vous donne mal aux tripes mais qui est Ô combien satisfaisant et gratuit...mais fallait que je partage la chose.

samedi, mai 09, 2009

Lapoc' by the Fleuve

C'est fou ; à chaque fois que je prend la route avec mes parents, on dirait que je redeviens l'ado blasée de la famille, comme si le fait d'être reléguée à la banquette arrière me faisait reculer dans le temps, me ramenant à la sombre période où je n'aimais rien et où tout me faisait chier. C'est comme si absolument rien n'avait changé et que tout le chemin que j'ai parcouru depuis ce temps là s'effaçait totalement. Dret' en partant pour le long voyage de 3 heures, j'me suis plugguée sur mon Ipod et ai envoyé un texto à mon meilleur ami comme une espèce d'anti-sociable qui veut rien savoir de communiquer avec ses parents. J'ai vraiment eu un choc quand j'me suis rendue compte que j'avais fait exactement comme avant, sans même m'en rendre compte.

C'était quand même mon troisième roadtrip en une semaine. Elle fournit, la madame! Après Québec la fin de semaine passée et Vaudreuil-sur-le-Lac lundi, direction Bas-du-Fleuve. C'était donc relativement légitime pour moi de ne pas être ultimement enthousiaste par l'idée de faire encore de la route. Non seulement ça, mais j'ai en plus dû déclarer une foutue guerre territoriale au chien, qui maîtrise avec finesse et subtilité l'art de prendre toute la fuckin' place, même si elle est grosse comme rien. Alors même si j'ai essayé de démarquer mon territoire du mieux que j'ai pu (avec un oreiller s'entend, aucun moyen biologique ni naturel n'a été utilisé ici), elle a quand même gagné lorsqu'elle s'est couchée la tête sur moi en soupirant d'aise. Je n'ai pu que capituler. Pour vrai, les armes de destruction massive c'est vraiment overrated. On devrait envoyer des chiots enjoués pis des bébés roses et potelés à la place. On sous-estime vraiment le pouvoir de la cuteness.

Enfin bref, malgré tout j'étais quand même vraiment excitée de partir pour Lapocatière comme ça faisait vraiment longtemps que j'avais pas vu ma famille du côté de ma mère et que je savais que ça me ferait du bien d'me changer un peu de l'air montréalais. Y'a rien de mieux que l'air frais du fleuve pour te recrinquer la joie de vivre. À chaque fois que je viens ici, j'me demande comment je fais pour vivre dans le rythme de vie absolument fou de la ville. Tout est tellement plus lent, plus frais et plus vrai ici! Mais j'sais très bien qu'après une semaine je deviendrais totalement folle et que j'aurais besoin que ça bouge et que ça brasse, qu'il se passe quelque chose.

C'est aussi quand je viens ici que j'ai le plus envie d'écrire. Pas de stress. Pas de sentiment d'avoir toujours quelque chose de plus urgent à faire. Juste ma tête, sans distraction. C'est p't'être juste ça que ça me prend, au fond. C'est peut-être ça, mon coup de pied.

jeudi, avril 30, 2009

Ôôôôôôôôôômmm!

J'y vais avec un look plus épuré, j'en avais marre du même fond laid avec des couleurs laides depuis un bout. Comme j'suis ni geek ni très intelligente technologiquement parlant (tut tut tut, on retient les remarques violentes, gratuites et faciles ici), j'ai pas encore réussi à me patenter un truc qui me plait.

Alors tant et aussi longtemps que j'trouverai pas de quoi me satisfaire sur le ouebe, ca va rester comme ça. Et comme j'suis vraiment une personne indécise et limite paresseuse dans la vie, ca risque de rester un bout.

Enjoy, bande de chanceux!

mardi, avril 28, 2009

La pluie

Les filles me disent toujours que la pluie sent les vers-de-terre, que ça pue, que j'suis dingue. Pour moi, y'a pas meilleure odeur que celle d'une chaude journée d'été orageuse. C'est comme un mélange de terre, de verdure, d'asphalte mouillé même! Je sais pas comment décrire ça, mais c'est vraiment une odeur qui me fait tripper, qui m'emmène ailleurs ; quand j'ai le bonheur de pouvoir juste rester là, assise a l'extérieur mais à l'abris en plein déluge, à boire mon café en me perdant dans ma tête, je voyage carrément. L'effet que ca me fait est instantanné, et je pourrais passer ma journée comme ça. À sentir. À écouter. À regarder. À sentir les goutelettes de pluie sur ma peau aussi. La pluie, c'est tous mes sens en alerte, mais détendus à la fois;

La pluie, c'est aussi pour moi une tonne de souvenirs...

C'est toutes les fois où, gamine, je sortais sur mon balcon en plein orage en costume de bain pour mieux admirer le spectacle;
C'est toutes les fois où j'ai lutté contre le sommeil, même en sachant que je devais me rendre à l'école le lendemain, juste pour pouvoir regarder les éclairs par la grande fenêtre de la chambre chez mes parents;
C'est toutes les fois où, un peu plus vieille, j'allais danser dans les rues pleines de flaques d'eau avec ma meilleure amie et qu'on en avait rien à faire du regard inquisiteur des voisins, parce que nous au moins on vivait ;
C'est toutes les fois où, par la suite, on se lançait dans la piscine toutes habillées parce qu'on s'en fichait et que de toute façon on était déjà trempées jusqu'aux os;
C'est toutes les marches dans le déluge alors que tous le monde courrais se mettre à l'abris et que j'me retrouvais seule avec les rues désertées;
C'est le moment où, l'été passé, en regardant par la fenêtre du toit-ouvrant de la voiture de mon meilleur ami, j'ai réussi à le convaincre que c'était une bonne idée de venir danser sous la pluie avec moi, comme je ne l'avais pas fait depuis très longtemps.

Mais surtout, ce que je préfère, c'est quand l'orage s'estompe peu à peu, que la pluie cesse graduellement en ne laissant derrière elle que cette odeur que je n'arrive pas à définir mais qui reste toujours gravée dans ma mémoire, et que le soleil reprend lentement la place qui lui appartient.

Jusqu'à la prochaine averse.

Fille paumée cherche Superman (ou autre héro innattendu, j'suis pas regardante)

C'est absolument dément comme l'été (oui, je sais, j'ambitionne. J'aime ça et que personne ne vienne me briser mes illusions sinon...je joue plus, nah!) qui revient me donne automatiquement des idées de grandeurs, de grandiose, de gargantuesque! C'est immanquable ; dès que le soleil décide qu'il est grand temps pour lui de recommencer à faire souffrir les roux, moi, j'deviens comme folle. Y faut que ca bouge, que ca tourne, que ca étourdisse à en perdre le nord, que je change d'attitude, d'habitudes, d'altitudes.

Avec les dernières journées qu'on a eu, je suis live dans ce mood là. Y'a qu'un seul hic : cette année le retour du soleil tombe pile poil avec le moment ou j'me retrouve sans emploi, donc sans argent pour assouvir mes bas-instinct estivaux (changer de tête, de garde-robe, de gougounes...Savez, ce genre de rituel mystique typiquement vénusien auquel les mectons comprennent fuck all). J'suis pas vraiment du type fefille, mais c'est vraiment le moment dans la vie ou j'me permet de rire aigu pour rien, d'essayer 10 marques de maquillage dans une boutique pendant des heures, d'acheter des trucs "juste parce que ca fit"...Enfin bref, on comprend le principe. Mais c'est surtout à ce moment là que je fais tous mes plans pour l'été, où je décide où j'ai envie d'aller et ce que j'ai envie d'essayer de nouveau.

Là où je veux en venir, parce que je sais combien je peux être Ô so claire dans la vie, c'est que présentement j'suis un peu pognée, comme un gros jambon ficelé ben serré, parce que toutes les sorties et autres trucs marrants que j'avais prévu pour cet été tombent à l'eau par manque de budget et que je n'ai pas, mais vraiiiiment pas envie de faire de la terrasse dans ma cours tout l'été à fixer le salon vert fluo de mes voisins d'en arrière.

J'aurais donc besoin (pitié?) de suggestions lecture, musique, sorties et évènements de tout genres (surtout dans le genre beau-bon-pas cher, tsé veux dire). Je sais qu'il y a les classiques francos-jazzo-humouro-festivaux, mais si y'avait d'autres trucs peut-être moins affichés je serais heureuse de les connaître, le but étant de me changer d'mes ptites habitudes, quite à troquer le vertige incroyable du premier saut en parachute pour un petit hocquet de surprise en faisant une découverte innattendue.

Des volontaires? Quelqu'un?